Le Compendium

Auxiliaire du microscope : la lumière

Catalogue CARL ZEISS : MICROSCOPES ET APPAREILS ACCESSOIRES - Iéna - 1906

1 - Condenseur parabolique à fond noir : ultramicroscopie

L'examen sur fond noir est utilisé pour l'étude d'objets très fins et qui acceptent mal les colorations : ils sont invisibles ou peu visibles avec l'éclairage fourni par un condenseur ordinaire, même à de forts grossissements. Le procédé, qui porte le nom d'ultramicroscopie, utilise un condenseur parabolique à fond noir à la surface duquel se détachent les particules examinées rendues très lumineuses.

Deux condenseurs paraboliques de la société CARL ZEISS. L'un d'eux est rangé, à l'envers, dans son écrin. On distingue l'espace annulaire, non réfléchissant, par lequel la lumière peut entrer dans le bloc optique. Le deuxième condenseur, posé devant son écrin, est pourvu d'un diaphragme permettant de varier l'éclairement.

Condenseur ordinaire : les rayons qui le traversent pénètrent dans l'objectif du microscope.

Catalogue Carl Zeiss de 1906

Le condenseur parabolique prend souvent la place du condenseur classique, sous la platine du microscope.

A gauche, un condenseur ordinaire Ernst Leitz. A droite, un condenseur parabolique à fond noir Carl Zeiss.

La Fig. 14 du catalogue Carl Zeiss de 1913 montre comment un rayon lumineux entrant dans la zone annulaire de la base du condenseur parabolique à fond noir - la zone centrale B réfléchissante interdit toute entrée de la lumière - frappe latéralement l'objet sans pénétrer dans l'objectif du microscope. Les particules éclairées deviennent lumineuses et se détachent sur le fond noir de la surface du condenseur. Le contraste important permet de mettre en évidence leur présence même si leurs contours demeurent quelquefois imprécis.

La photographie de droite montre une lame porte-objet placée au dessus du condenseur parabolique à fond noir et sur laquelle ont été déposés des cristaux concassés de chlorure de sodium. A l'oeil nu, chaque parcelle de sel devient fortement lumineuse et facilement repérable. Il en est de même pour des particules plus petites observées, cette fois-çi, à travers le microscope : par exemple le tréponème responsable de la syphilis que l'on décèle, à l'état vivant, par l'examen sur fond noir.

Certains condenseurs à fond noir sont disposés, sur la platine du microscope : c'est le cas du dispositif proposé par Stiassnie et représenté dans le Traité de pathologie médicale : Diagnostiques de laboratoire publié en 1924 par Maloine et Fils.

2 - Illuminateur vertical

Ce petit dispositif permet d'éclairer une préparation opaque. Il est formé d'un prisme à réflexion totale serti dans une monture permettant de le positionner à l'extrémité d'un objectif. Il renvoie vers la préparation la lumière reçue horizontalement et provenant d'une source classique d'éclairage. Ce modèle est utilisable avec des objectifs de faibles grossissements car il nécessite, entre la lentille frontale de l'objectif et la préparation, une distance non négligeable incompatible avec les fortes puissances.

A gauche, le prisme est escamoté, dégageant la totalité de la lentille frontale de l'objectif. A droite, lorsqu'il est en position d'utilisation, le prisme couvre une petite partie du champ de l'objectif et en diminue légèrement l'ouverture ce qui demeure acceptable pour des faibles grossissements.

Certain illuminateurs sont intégrés à l'objectif comme ces 2 modèles, proposés dans le catalogue Carl Zeiss de 1913. A droite, le prisme est remplacé par un verre plan incliné à 45° ce qui présente l'avantage de ne pas modifier l'ouverture de l'objectif  et de ne pas interférer sur son pouvoir de résolution.

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Il est rangé, dans le Compendium, un modèle rare de microscope à éclairage vertical proposé en 1900 par Edouard DEGEN. Pour le voir... ou le revoir, il suffit de cliquer sur la photographie de gauche.

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