Le Compendium
        Albert Balasse

Générateur galvanique à usage médical

Coffret d'électrothérapie en acajou verni - Dimensions : 24 x 18 x 21 cm  - Vers 1890

Le générateur délivre un courant galvanique, courant continu qui demeure, ici, de très basse tension, à la différence des bobines de Ruhmkorff qui délivrent un courant faradique, c'est-à-dire un courant par impulsions, de tension élevée mais de faible intensité. Notre exemplaire est muni d'un interrupteur, d'un inverseur du sens du courant, d'un rhéostat linéaire à 11 positions repérées 0, 5 et 10 et d'un milliampèremètre à "zéro" central (-10 + 10 mA).

A l'intérieur du coffret est placée une cuve en gutta-percha comportant dix compartiments. Chaque compartiment reçoit une solution aqueuse d'hydrogénosulfate de mercure (à l'époque on parle de sulfate de bioxyde de mercure puis, plus tard, de bisulfate de mercure) dans laquelle vont plonger une électrode en carbone et une électrode en zinc. Deux gros boutons visibles de chaque côté du coffret permettent d'amener la cuve en position haute afin d'immerger l'ensemble des électrodes dans l'électrolyte. Ainsi, chaque compartiment équipé forme un élément de pile dont le pôle positif est le carbone et le pôle négatif, le zinc.

Les dix éléments sont électriquement reliés en série. Chacun d'eux possédant une force électromotrice de l'ordre de 1,5 volt, le déplacement du curseur du rhéostat linéaire permet de régler la tension délivrée de 0 à environ 15 volts par bond de 1,5 volt.

Ce type de générateur de courant continu est utilisé dès la deuxième partie du 19ème siècle pour l'alimentation des appareils d'exploration des cavités du corps humain, la cautérisation et l'électrothérapie, c'est-à-dire l'électrisation de certains organes ou tissus humains dans le but de soigner. Pour "appliquer l'électricité", on a recours à des excitateurs de différentes formes, semblables à ceux que l'on trouve dans les coffrets d'électrothérapie faradique.

Le tiroir de l'appareil renferme deux excitateurs plats de forme circulaire destinés à être appliqués sur une surface d'une certaine étendue, par exemple un muscle. Pour parfaire le contact, ils sont recouverts d'une peau qui doit être humidifiée. Dans le DICTIONNAIRE DE MÉDECINE  ET DE THÉRAPEUTIQUE MÉDICALE ET CHIRURGICALE, les auteurs, E. Bouchut et A. Després évoquent, en 1877, l'utilisation du second ensemble constitué par deux supports cylindriques pouvant recevoir des fines aiguilles métalliques, et une plaquette également métallique munie d'un manche isolant. Nous avons photographiés les éléments tels qu'ils devaient, probablement, être utilisés, et nous avons placé l'image en regard de l'article du dictionnaire de 1877 définissant l'électropuncture :

De nombreux ouvrages de la fin du XIXe siècle traitent des réelles possibilités offertes par l'électricité dans le champ de la médecine. Certains auteurs, médecins ou physiciens, mettent toutefois en garde face à une médecine parallèle qui affirme pouvoir tout guérir. Dans ses NOTIONS D'ÉLECTRICITÉ, l'auteur, J. Baille, énumère en 1888 les "inventions électriques" issues du charlatanisme : "[...] Ici on proclame des chaînes galvaniques, là des bagues électriques, plus loin des buses galvaniques, des ceintures, des brosses, des cravates, des sachets, doués des plus merveilleuses propriétés. Ce sont là des prétentions exagérées. Mais de ce que l'électricité ne peut devenir un remède universel, il ne faut pas conclure qu'elle ne soit pas propre à soulager et même à guérir certains maux [...]"

Une réclame de 1930
L'ouvrage est gratuit. Il suffit d'en faire la demande sur une simple carte postale.

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