Le Compendium
        Albert Balasse
 

Machine d'induction magnéto-électrique

Machine d'induction magnéto-électrique et ses deux électrodes cylindriques. Dimensions du coffret 26 x 12 x 15 cm - Vers 1900

Cet appareil fait l'objet d'un brevet déposé par DAVIS & KIDDER en 1854, mais il est en fait dérivé de la machine de CLARKE, plus ancienne et largement décrite dans les manuels de physique du XIXe siècle. Il utilise le courant induit produit par deux bobines montées sur une armature en fer doux en rotation devant les branches d'un aimant en U. Ce courant est collecté aux extrémités de l'axe de rotation des bobines. L'extrémité postérieure de l'axe est en contact avec le cadre-support de la machine, lui-même relié à l'une des bornes du coffret. L'extrémité antérieure de l'axe, visible à gauche sur la photo ci-dessous, traverse le cadre-support par l'intermédiaire d'un coussinet isolant et frotte sur une plaque métallique reliée à la deuxième borne du coffret. Cette plaque collectrice n'est pas visible sur la photo car restée à sa place dans le coffret

La fig. 437 empruntée à l'édition de 1855 du TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE DE PHYSIQUE de GANOT, représente la machine de Clarke qui a inspiré les constructeurs d'appareils magnéto-électriques.

Cette machine, dont le rôle est essentiellement pédagogique, est pourvue d'un commutateur permettant, avec un jeu de contacts (qui, sur le dessin sont marqués a, b et c), d'obtenir des courants induits brièvement interrompus à chaque demi-révolution des bobines et qui, à l'occasion de ces coupures, peuvent changer de sens.

Sur notre appareil, le commutateur est simplifié car il n'est pas nécessaire, pour son utilisation dans le domaine de l'électrothérapie, que le sens du courant change après chaque interruption.

La partie de l'axe entre la poulie d'entraînement des bobines et le coussinet isolant comporte deux méplats diamétralement opposés. L'extrémité d'une lame métallique souple, fixée sur le cadre-support,  touche l'axe, sauf au passage des méplats. Lorsque la lame n'est pas en contact avec l'axe, le courant induit est amené, normalement, à travers le coussinet isolant jusqu'à la "deuxième borne" du coffret. Dès qu'il y a contact, le court-circuit produit est à l'origine d'un extra-courant de rupture qui provoque une commotion au sujet qui tient les électrodes. Ce phénomène se produit lors de chaque demi-révolution. Bien entendu, l'augmentation de la vitesse de rotation imprimée au jeu de bobines augmente la fréquence des interruptions donc des commotions ...

Machine magnéto-électrique, brevetée et perfectionnée, pour les maladies nerveuses

L'appareil, construit à des fins médicales, est facilement mis en œuvre car il ne nécessite pas de pile donc de produits chimiques comme les bobines d'induction d'autres coffrets d'électrothérapie. La notice proposée par certains constructeurs justifie son utilisation dans le traitement de nombreuses pathologies : de l'asthme ou de la constipation, jusqu'au cancer ou aux déformations de la colonne vertébrale en passant par la gangrène, la bronchite, l'hystérie, le diabète et ... une certaine insuffisance chez l'homme. Cette universalité n'a pas échappé aux charlatans de la deuxième moitié du XIXe siècle ... 

Dans son catalogue de 1895, CHEMICAL & PHYSICAL APPARATUS, la société londonienne TOWNSON & MERCER propose un coffret similaire pour 2£.

A gauche, on remarque la commande du barreau de fer doux (l'armature) qui, lors des périodes de non utilisation de la machine, doit relier les pôles de l'aimant pour assurer sa conservation en fermant le circuit magnétique. Cette armature et sa commande, sont visibles sur la première photo de cette présentation.

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