Le Compendium

Bobine de Ruhmkorff
(Ruhmkorff à Paris)

Bobine d'induction de Ruhmkorff, signée RUHMKORFF À PARIS - Circa 1875
Longueur totale 34 et largeur 17cm - Bobine de 17cm de longueur et 10 cm de diamètre

Le fonctionnement de la bobine à induction de Ruhmkorff est évoqué dans une page du Compendium : "Petites bobines de Ruhmkorff". Il s'agit, ici, d'un modèle plus sérieux qui était utilisé pour les expériences classiques des cours de physique.

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Ce commutateur-inverseur de Ruhmkorff permet d'établir ou de supprimer le courant dans la bobine inductrice et d'inverser le sens du courant. Il est placé entre les bornes d'alimentation.

TRAITÉ DE PHYSIQUE ÉLÉMENTAIRE de CH. DRION et É. FERNET - G. Masson, Editeur - PARIS - 1893

Le socle en noyer de la bobine est évidé et renferme un condensateur à feuilles d'étain de Fizeau. Le rôle de ce condensateur est de rendre plus rapide l'interruption du courant inducteur et d'augmenter ainsi la tension du courant induit.

Les deux bornes présentes sur l'interrupteur à marteau servent à recueillir l'extra-courant produit à chaque interruption du courant inducteur. On peut, par exemple,  les utiliser pour charger une bouteille ou une batterie de bouteilles de Leyde.

Cette image est le résultat d'une prise de vue en rafale, permettant de visualiser simultanément plusieurs décharges. Les étincelles obtenues - dans l'air et en alimentant notre bobine avec une pile moderne de 6 volts - atteignent 30 millimètres de longueur, ce qui correspond à une tension entre les électrodes de plusieurs centaines, voire dépassant le millier, de volts. L'intensité du courant électrique circulant dans la bobine induite demeurant très faible, l'utilisation raisonnée de l'appareil ne présente pas de réels dangers. Toutefois,  le contact avec les bornes de la bobine induite provoque une vive commotion ... 

Petite revue de Presse

L'ILLUSTRATION, JOURNAL UNIVERSEL - 1864 - Partie d'un article numérisé et redécoupé par Le Compendium

L'UNIVERS ILLUSTRÉ - 1864 - Image numérisée et traitée  par Le Compendium

La grande bobine de Ruhmkorff occupe une place de choix sur la console en bois doré du Théâtre de M. Robin. Au-dessus est suspendu un présentoir pour les tubes de Geissler. Entre les pieds de la console sont disposées les piles qui alimentent l'appareil et le condensateur qui intensifie les effets. Devant, une batterie de bouteilles de Leyde sera éventuellement utilisée. Nous retrouvons bien tout ce qu'il est nécessaire de mettre en œuvre pour que jaillissent de belles étincelles entre les électrodes de la bobine d'induction. A droite et au premier plan, près du livre ouvert, il s'agit vraisemblablement d'un œuf électrique dans lequel on observe des lueurs dont l'intensité et la couleur dépendent des vapeurs présentes dans l'enveloppe en verre, de la pression qui y règne et de l'écartement des électrodes. On remarque, sur la gauche,  posé au sol, un support à entraînement manuel recevant trois tubes de Geissler.

A côté, une cassette en fer, que nous imaginons remplie de pièces d'or, est posée sur un tabouret : un spectateur, invité par M. Robin, ne pourra pas l'emporter car elle est retenue par un puissant électro-aimant dissimulé sous le tissu du siège ...

Entre un miroir ou une lentille sur pied et une série de condensateurs, les sept bougies du candélabre vont s'allumer par magie : un fil métallique très fin s'enroule en spirale autour de chaque mèche et retient en petite quantité des traces de "fulmi-coton", pour reprendre les termes de l'époque désignant la nitrocellulose très explosive. Le fil étant directement relié à une pile ou, peut-être, à la série de condensateurs chargés grâce à  la bobine de Ruhmkorff, le passage du courant porte le métal à l'incandescence et enflamme la nitrocellulose : les bougies s'allument presque instantanément ...

"La foudre n'a pas cessé d'être une cause de terreur. Nous sommes impuissants devant elle ; les formidables colères de la nature nous épouvantent, car nous ne savons encore ni les prévoir, ni les rendre inoffensives.
Aujourd'hui, cependant, nous pouvons, selon notre bon plaisir, imiter ces terrible phénomènes et les répéter, sinon aussi grandioses, du moins aussi émouvants. Chaque soir, M. Robin étonnait et amusait son public en lui montrant de véritables éclairs et de véritables tonnerres. Plusieurs fois déjà, à la Sorbonne, M Jamin a complaisamment fait assister de nombreux spectateurs à ces magnifiques expériences. C'est là, du reste, un des sujets qu'affectionnent le plus le public et les professeurs, comme si, en prouvant que nous pouvons, à certains moments, commander à l'électricité, en nous familiarisant avec la foudre, nous acquérions le droit de ne pas trembler devant elle.
Au reste, les phénomènes d'induction qui nous ont permis d'imiter en abrégé cette effrayante force de la nature, ne sont pas seulement un prétexte à expériences. Douée de propriétés nouvelles, transformée, pour ainsi dire, dans les machines d'induction, l'électricité est encore devenue apte à de nouvelles et nombreuses applications pratiques. Aussi est-il nécessaire de connaître la machine de Ruhmkorff, qui est jusqu'à ce jour, la principale machine d'induction."

BIBLIOTHÈQUE DES MERVEILLES - L'ÉLECTRICITÉ - Jean Baptistin BAILLE - 1882

Les vignettes qui suivent mènent aux deux pages du Compendium relatives, l'une aux petites bobines de Ruhmkorff, et l'autre aux tubes de Geissler. Il suffit de cliquer sur une vignette pour entrer directement sur la page qui lui correspond.

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