Le Compendium

Loupes de mise au point
ou loupes de photographe

Loupe de mise au point - Réglage par tirage - hauteur minimum et diamètre : 4,5 cm

Gravure tirée du TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE DE PHYSIQUE EXPÉRIMENTALE ET APPLIQUÉE
 par A. GANOT - PARIS - 1870

Lors de la prise de vue, le photographe des années 1900 utilisait une loupe de mise au point qu'il appliquait contre le verre dépoli (symbolisé par la lettre E sur la gravure) de sa chambre photographique pour apprécier la netteté de l'image formée. L'opération terminée, il remplaçait le verre dépoli par un châssis renfermant la plaque sensible ou "impressionnable à l'action de la lumière". La loupe peut également être utilisée pour examiner une épreuve sur support transparent telle cette ancienne photographie monochrome sur plaque représentant un tableau de Jean Geoffroy, "Une sortie de classe", peint en 1888. 

A travers la loupe, nous avons photographié le détail du petit garçon tenant son parapluie. Ce même détail a peut-être retenu l'attention du photographe lorsque, utilisant un accessoire similaire au nôtre, il a effectué la mise au point pour que son cliché soit réussi...

Le second modèle possède un réglage à vis. Cette vis comporte plusieurs filets ce qui permet un déplacement et donc un réglage plus rapide. Le pas hélicoïdal c'est-à-dire le déplacement du tube fileté - donc de l'optique - dans la monture est égal à 1 centimètre par tour. On parle aussi d'avance axial par tour.

Loupe de mise au point - Réglage par vis multi-filets - hauteur de 6 à 9 cm - diamètre 5cm

La dernière loupe, de mêmes dimensions, était quelquefois nommée "loupe à vis d'Archimède" à cause de la grosseur des filets et de leur inclinaison particulièrement importante.  Il s'agit, comme pour le précédent instrument, d'une vis multi-filets. On en décompte, ici, 12 et une rotation d'un tiers de tour provoque la course complète de l'optique soit 3 cm. 

A droite, le dessin du Journal of the Royal Microscopical Society d'avril 1890 représente le "microscope photographique de DUBOSCQ. Une loupe similaire est utilisée pour la mise au point, conjointement avec la plaque de verre dépoli quadrillée et encadrée qui prend la place de la plaque sensible.

Les instruments présentés sur cette page sont des "loupes composées" formées de deux lentilles minces, convexes, disposées parallèlement et à peu de distance l'une de l'autre. Pour un grossissement équivalent, ce dispositif réduit les aberrations de sphéricité qui engendrent une déformation et une irisation du contour des images et que l'on rencontre en utilisant une seule lentille plus convergente donc plus épaisse.

Un photographe expérimenté parvenait à manipuler les loupes à vis, et particulièrement le modèle à "vis d'Archimède" à pas rapide, d'une seule main. L'intérêt était grand lors de l'utilisation d'une chambre noire classique dans laquelle l'image se forme dans un plan vertical. Il maintenait la monture serrée contre la paume par le majeur et l'annulaire et manœuvrait l'œilleton avec le pouce et l'index. Ainsi, l'autre main restait libre pour effectuer la mise au point de l'image donnée par l'objectif de la chambre noire sur son verre dépoli...

En 1905, cet appareil complet, "Le Touriste", était proposé par les établissements E. MAZO pour la somme de 200 francs. On remarque en bas et à gauche entre le verre à pied et l'entonnoir, la loupe de mise au point...

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