Le Compendium
      Albert Balasse

 

 

Lanterne "Taxisol"
pour projections et agrandissements

LANTERNE TAXISOL - Appareil pour la projection et l'agrandissement de photographies - longueur minimum 48 cm - Vers 1905

Initialement, l'éclairage était assuré par la lampe "SOL", imaginée par le créateur de la lanterne TAXISOL. Il s'agit d'un brûleur à alcool surmonté d'un manchon à incandescence en tissu incombustible, imprégné d'une substance - généralement un mélange d'oxydes de cérium et de thorium - qui augmente la luminosité de la flamme.

 

A droite, le dessin représente un dispositif similaire proposé par la MAISON DE LA BONNE PRESSE dans son catalogue de 1912. On retrouve facilement le brûleur à alcool surmonté du manchon à incandescence K. L'alcool est contenu dans le réservoir R qui, pour des raisons évidentes de sécurité, demeure à l'extérieur de la boite à lumière de la lanterne de projection. Le réservoir et le brûleur sont reliés par l'intermédiaire d'un serpentin en cuivre et du système de régulation. Le dispositif, qui coûtait alors 38 francs, assurait une intensité lumineuse de "220 bougies". La bougie est l'ancienne unité d'intensité lumineuse, remplacée aujourd'hui par le candela.

Notre lanterne est munie d'un condenseur de 11 cm de diamètre permettant un bon éclairement de vues ne dépassant pas 9 cm de côté.

La plaque porte-objectif est montée "à soufflet" : elle peut coulisser puis être immobilisée sur deux guides tubulaires. La mise au point de l'image sur l'écran de projection est réalisée par crémaillère solidaire de l'objectif et pignon commandé par un bouton moleté.

L'objectif est accompagné d'un diaphragme iris pour une utilisation de la lanterne en agrandisseur. Amovible, ce diaphragme est retiré de son logement pour une utilisation en lanterne de projection.

Le châssis passe-vues, permet d'assurer la continuité dans le défilement des images : une vue est à l'écran pendant que le projectionniste retire la précédente et la remplace par la suivante. Notre passe-vues permet la projections de plaques de 8,5 x 10 cm. Les vues de projections sont généralement montées en plaçant entre le positif sur verre et le verre mince de protection, des caches en papier noir permettant de limiter  et de border l'image à projeter. Le cadre de la zone projetée ne dépasse pas 7 cm ce qui est compatible avec les caractéristiques du condenseur.

Sur ce dessin, tiré du catalogue "PROJECTIONS LUMINEUSES" de 1912 proposé par la MAISON DE LA BONNE PRESSE, on reconnaît les principales parties d'un appareil de projection.   K est une cheminée située au-dessus de la boite à lumière qui reçoit le dispositif d'éclairage. est le condenseur et B, l'objectif. Le châssis porte-vues est placé en E.

 

Plaques pour la projection - "Projections Molteni" - Radiguet & Massiot

Plaques photographiques pour la projection - Vers 1900

Vingt plaques photographiques en verre, au format 8,5 x 10 cm, sont rangées depuis très longtemps dans une boite en carton épais, aux formes figées par des rivets et des coins en fer. A l'exception d'une seule, les plaques sont proposées par RADIGUET & MASSIOT, successeurs des PROJECTIONS MOLTENI ... Elles ne couvrent aucun thème particulier, représentant aussi bien un bateau de pêche à Terre-Neuve, le Pont des Arts à Paris, les Remparts de Pékin, la récolte de la gutta-percha dans une forêt de la Malaisie ou d'autres titres tels les suivants ... Ces vues peuvent être projetées à l'aide de la lanterne Taxisol.

?                     Toulon   un cuirassé

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274 / 5 avril 2016