Le Compendium
      Albert Balasse

 

Lunette de poche
"Pocket telescope" Dollond

La lunette de poche, "Pocket telescope", de DOLLOND : son diamètre est égal à 4,2 cm et, repliée, sa longueur est de 11,7 cm. C'est une petite lunette de Galilée datant de la fin du XVIIIe siècle et dans laquelle on découvre un concentré de bonnes idées ...

                  Oculaire n°3                                                Obturation

Le disque moleté, intégré à l'œilleton, est visible sur la photographie de droite. Il permet de choisir entre quatre oculaires qui correspondent à autant de grossissements repérés 1, 2, 3 et 4. Le passage d'un oculaire au suivant est accompagné d'un stade intermédiaire d'obturation : le tour complet du disque correspond à huit positions, chacune  bien ressentie par un petit cran de blocage. Sur le tube oculaire, quatre cercles numérotés permettent de préparer le tirage moyen qui diffère avec le grossissement.

En dévissant l'œilleton porte-oculaires, on accède à un filtre noir de 6 mm de diamètre serti sur un support permettant de le placer sur le trajet des rayons lumineux. L'œilleton remis en place, on peut alors observer le disque solaire et, surtout, les éclipses du Soleil. Le dispositif empêche le basculement accidentel du filtre qui pourrait être dangereux pour l'œil de l'observateur.

Avant toute observation, il est nécessaire de séparer l'un de l'autre les deux tubes objectif et oculaire puis d'extraire de ce dernier un ensemble d'éléments permettant de réaliser, soit un trépied, soit un pied à vis. A gauche, le tube oculaire contient encore ces divers éléments et est obturé par l'un d'eux de forme circulaire ...

L'ensemble est sorti du tube oculaire. Un écrou inséré entre la platine circulaire et la colonne porte trois pieds articulés qui, ici, sont encore repliés. En entraînant le trépied, la platine circulaire doit être dévissée de la colonne, retournée sur elle-même puis revissée au même endroit. Sur la photographie qui suit, on imagine le résultat une fois les pieds déployés et la lunette fixée à la partie supérieure de la colonne ...

On imagine seulement car le trépied manque à notre spécimen et n'existe, sur cette page, que sous forme esquissée. Et si par hasard ...

On peut, également, séparer la colonne de la platine circulaire et de son trépied : on découvre alors une vis en acier, courte et trapue. Lors d'observations réalisées en plein air, cette vis permet de fixer la lunette au tronc d'un arbre ou sur un piquet en bois. Et, quel que soit le mode de fixation choisi, la tête de la colonne et donc la lunette peuvent pivoter librement à 360° ...

Le piquet en bois est bien réel !

La légende raconte que le "télescope à lentilles" aurait été inventé en 1590 par les enfants d'un lunetier de Middelbourg qui s'amusaient à combiner deux lentilles, l'une concave et l'autre convexe. En fait, l'invention n'est pas attribuée même si plusieurs noms y sont associés. Ce qui est certain, c'est qu'au début du XVIIe siècle, Galilée su choisir les bonnes optiques et construire un instrument approprié à ses observations astronomiques crépusculaires. Il parvint à obtenir des grossissements de 30 fois et son instrument porta très vite le nom de lunette de Galilée.

Pour obtenir de forts grossissements, la lunette de Galilée cède la place à la lunette astronomique imaginée par Kepler et au télescope, nom que l'on donne au "télescope à miroir".

 En France, on parle de lunette ou de télescope selon que l'instrument utilise uniquement des lentilles ou, principalement, un miroir. Dans les pays anglophones, il s'agit toujours de "telescope". Ainsi, on rencontre souvent les termes refracting telescope et reflecting telescope.

PHYSIQUE POPULAIRE par Emile DESBEAUX - Paris -1891

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296 / 12 avril  2017