Le Compendium
 
       Albert Balasse

Microscope "achromatique simplifié"
 Lerebours et Secretan

MICROSCOPE ACHROMATIQUE SIMPLIFIÉ par LEREBOURS et SECRETAN à Paris - hauteur minimum 27 cm - Vers 1850

La signature est gravée sur la colerette du support du tube optique. Elle permet de situer la construction de l'appareil entre 1845 et 1855, période durant laquelle Lerebours et Secretan sont associés Place du Pont-Neuf à Paris.

Une des particularités du microscope est la construction de son objectif. Il est composé de 3 lentilles numérotées 1, 2 et 3 et de deux cônes ayant même axe que le tube optique du microscope. Lorsque l'objectif est en place, le cône extérieur enveloppe le cône intérieur. La lentille n°1,  la plus faible, peut être vissée soit sur le cône extérieur (cd), soit sur le cône intérieur (ab) ce qui, alors, réduit sa distance avec l'oculaire en diminuant le grossissement. Le nombre total de grossissements possibles se trouve augmenté. Avec deux oculaires, un faible et un fort, les 18 combinaisons possibles donnent des valeurs comprises entre 25 et 480 fois.

Dans la troisième édition de son "INSTRUCTION PRATIQUE SUR LES MICROSCOPES" (1846), Lerebours indique que lorsqu'elle est employée seule, la lentille la plus faible doit être vissée sur le cône intérieur. "Cette disposition convient particulièrement à l'examen des insectes un peu volumineux ; elle devra être employée pour les dissections et dans tous les cas où une grande lumière est préférable à un fort grossissement". L'expérience montre d'ailleurs que la mise au point est impossible si la lentille la plus faible, utilisée seule, est vissée sur le cône extérieur.

La platine de 7 cm de diamètre permet de réaliser des dissections et de disposer une auge en cuivre à fond transparent "pour l'examen des animaux aquatiques vivants, pour suivre la circulation de la sève dans la Chara Hispida des étangs de Meudon, et du sang à travers la queue d'un têtard de grenouille" comme le préconise Noël-Paymal LEREBOURS dans son INSTRUCTION PRATIQUE SUR LES MICROSCOPES de 1846.

L'éclairage est assuré par un miroir double, plan et concave et par un disque diaphragme à 5 positions. Les objets opaques sont éclairés par une lentille articulée.

Catalogue des INSTRUMENTS D'OPTIQUE, DE PHYSIQUE, DE MATHÉMATIQUE, D'ASTRONOMIE ET DE MARINE
qui se trouvent ou s'exécutent dans les magasins et ateliers LEREBOURS ET SECRETAN - Paris, Place du Pont Neuf, 13 - 1853

En 1856, le modèle le plus simple est vendu 70 franc. En ajoutant le réglage par crémaillère, un deuxième oculaire et la loupe d'éclairement des objets opaques, le prix s'élève à 90 francs. Un modèle intermédiaire, sans crémaillère mais avec la loupe et le deuxième oculaire, coûte 80 francs. Tous sont rangés dans un coffret en acajou et sont accompagnés d'accessoires et d'une collection de lames préparées. LEREBOURS précise que ces instruments ont été présentés à l'Institut en 1838 où ils ont reçu un accueil favorable : "ces microscopes doivent le grand succès dont ils jouissent autant à l'universalité de leur usage qu'à leur extrème bon marché"

Une variante du microscope à crémaillère reçoit un renvoi à prisme qui le transforme, à volonté, en microscope horizontal.  Le Compendium possède ce modèle. Il suffit de cliquer sur la vignette, à droite, pour atteindre la page qui lui est consacrée.

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