Le Compendium
      Albert Balasse

 

Lanterne magique "Carrée"
Lapierre

Lanterne magique "CARRÉE" (n° 00 chez LAPIERRE) - Hauteur 24 cm

Ce modèle est proposé entre les années 1850 et les années 1900, d'abord par deux fabricants distincts, AUBERT et LAPIERRE sans que l'on puisse dire lequel a inspiré l'autre, puis uniquement par LAPIERRE. En fer blanc poli ou bronzé au four et quelquefois décoré, l'article est décliné en plusieurs tailles, la hauteur variant de 20 à 50 cm. Les plus petites lanternes magiques sont des jouets que les enfants reçoivent à Noël dans un coffret contenant, en plus, une série de vues peintes sur plaques en verre.

L'éclairage est assuré par une lampe à pétrole de faible contenance, muni d'un réflecteur concave amovible de 6 cm de diamètre. Cette petite lampe est positionnée, à l'intérieur de la lanterne, par glissière.

Le réglage de la hauteur de la mèche plate en coton est assuré par une roue dentée commandée par un bouton moleté. L'intensité lumineuse demeure faible et l'écran utilisé pour recevoir les images doit être placé à une distance de la lanterne comprise entre un et deux mètres..

(1863)

(1903)

Quarante années séparent les dessins des ouvrages de A. GANOT, la deuxième édition du Cours de physique de 1863 et la vingt-deuxième édition du Traité de 1903 : la lanterne magique n'a pas changé et la nôtre lui ressemble un peu...

La lanterne reçoit des vues peintes sur plaques en verre de 4,8 cm de largeur. Certaines plaques sont groupées en une série de 6 ou 12 pour illustrer une histoire : l'histoire de Cendrillon ou de Cadet Rousselle, celle de la Belle aux cheveux d'or ou du Roi Dagobert et de bien d'autres encore, comme ici le Chat botté.

D'autres plaques présentent des vues sur un thème défini : personnages, spectacles de rue, caricatures, sites... On peut même trouver, pour ce petit modèle de lanterne magique, des tableaux mécanisés et des chromatropes.

Une leçon ancienne...

Dans ses LEÇONS DE PHYSIQUE EXPÉRIMENTALE, l'Abbé NOLLET attribue au Père KIRCHER (qu'il orthographie KIRKER), Jésuite allemand, l'invention de la lanterne magique vers 1640 : "La propriété de cette machine est de faire paraître en grand sur une muraille blanche ou sur une toile tendue dans un lieu obscur, des figures peintes en petit, sur des morceaux de verre minces, et avec des couleurs bien transparentes. Pour cet effet, on éclaire fortement par derrière le verre peint qu'on peut appeler porte-objets et l'on place par-devant, à quelque distance l'un de l'autre, deux verres lenticulaires qui rassemblent sur la toile ou sur la muraille, les rayons divergents qui partent de chaque point de l'objet, et qui laissent diverger entr'eux, tous les pinceaux de lumière formés par ces rayons : rendons ceci sensible par une figure".

LEÇONS DE PHYSIQUE EXPÉRIMENTALE - Tome 5 - par M. l'Abbée NOLLET - Seconde édition - Paris 1758
Document traité et mis en page par le Compendium
A partir de l'ouvrage complet numérisé par le Cnum - Conservatoire numérique des Arts et Métiers - http://cnum.cnam.fr

 

Rangée dans le Compendium, une autre lanterne magique pour plaques peintes  :

Lanterne magique Ernst Plank

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302 / 5 septembre  2017