Le Compendium

       Albert Balasse

Chambre Claire Universelle de P. Berville

Chambre claire universelle Berville - Modèle nickelé à 3 tirages dont le dernier à crémaillère - Ecrin de 27 x 6,5 x 3 cm - Vers 1920

Ce petit appareil, utilisé pour le dessin, "permet de calquer la nature" ainsi que l'indique sa notice d'utilisation. Il est essentiellement constitué d'un petit prisme fixé à l'extrémité d'une potence télescopique. La potence est munie d'un pied à étau permettant sa fixation sur le bord d'une table. La chambre claire, ou camera lucida, ainsi formée permet de superposer, en visant dans le prisme, l'image du sujet que l'on désire dessiner et la feuille de papier à dessin. Pour reproduire le sujet, il suffit de suivre son image virtuelle avec la pointe d'un crayon. L'instrument servant au même usage que la chambre noire, déjà existante, elle a été nommée chambre claire, par opposition, parce que les images s'y forment dans un espace éclairé ...

L'invention qui remonte au tout début du 19ème siècle, est due au médecin, chimiste et physicien anglais William Hyde WOLLASTON. Le modèle de Wollaston, dont on peut voir un spécimen dans le Compendium, utilise un prisme quadrangulaire. La chambre claire de Berville utilise un prisme triangulaire dont la face réfléchissante est argentée ce qui le rend plus performant.

L'œil de l'observateur est positionné au-dessus de la chambre claire. Il regarde, vers la feuille de papier à dessin, à travers la petite fenêtre ménagée dans le carter de protection du prisme et à proximité de son arête. Dans ces conditions, il reçoit en même temps, d'un côté de l'arête les rayons provenant du sujet et réfléchis dans le prisme, et de l'autre côté de l'arête  les rayons arrivant directement de la pointe du crayon ...

Pour obtenir des images nettes, pour les agrandir ou les réduire, on accole au prisme une des douze lentilles rectangulaires présentes dans l'écrin.

Les lentilles portent un numéro de 1 à 12, gravé sur le verre. Les six premières sont divergentes et les six autres convergentes. Dans la notice de la chambre claire, un tableau renseigne sur le choix de la lentille. Celui-ci dépend de la hauteur donnée à la chambre claire au-dessus du papier à dessin et de la distance qui la sépare du sujet à reproduire. Pour la photographie, les trois lentilles n° 6, 7 et 8 ont été sorties de leur logement.

Documentation "Instruments de précision pour le dessin P. Berville"

Cliquer sur l'une des vignettes précédentes pour ouvrir, à gauche, la page de la chambre claire type Wollaston par l'Ingénieur Chevallier ou, à droite, la page de la chambre claire de Nachet pour les travaux de microscopie.

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